En résumé
- Le projet de poulailler à Bouffry prévoit un bâtiment d'élevage de 80 mètres de long sur 6 mètres de large au lieu-dit La Pontoirie.
- L'exploitant responsable du projet gère déjà une unité abritant environ 22 000 volailles sur la commune voisine de Droué.
- La réglementation impose une distance minimale de 100 mètres entre les installations d'élevage et les habitations des tiers.
- Une pétition réunissant 43 signatures a été transmise aux autorités locales pour contester l'emplacement choisi pour ce poulailler.
- Les riverains expriment des craintes portant principalement sur les odeurs, les bruits de ventilation et la dégradation du paysage rural.
- Des mesures d'atténuation prévoient l'implantation d'une haie protectrice de sept essences locales et le respect rigoureux du plan d'épandage.
L’implantation d’un bâtiment d’élevage suscite régulièrement des débats passionnés au sein des collectivités rurales. Le cas du projet de poulailler à Bouffry révèle la complexité des équilibres à trouver entre la pérennité de l’élevage avicole dans le Loir-et-Cher et la quiétude des riverains. Réunis lors d’une séance du conseil municipal le samedi 29 août, les porteurs de projet et les résidents du secteur ont confronté leurs points de vue autour de cette création d’activité agricole.
Les caractéristiques du projet avicole au lieu-dit La Pontoirie
Le projet avicole de La Pontoirie prévoit un bâtiment de 80 mètres sur 6 mètres à proximité du réseau électrique et du futur logement de l’éleveur.
Le projet est porté par Mickaël Loirat, exploitant avicole également actif sur la commune voisine de Droué où se situe une structure abritant environ 22 000 volailles. Désireux de s’installer sur une parcelle agricole à proximité immédiate de la maison familiale de ses grands-parents, l’éleveur a sélectionné une parcelle au lieu-dit La Pontoirie.
Le dossier technique décrit un bâtiment calibré pour répondre aux contraintes logistiques et techniques du secteur :
- Une longueur prévue de 80 mètres sur 6 mètres de large, avec une hauteur sous faîtage de 5,25 mètres.
- Un raccordement direct à proximité immédiate d’une ligne électrique existante.
- Une proximité géographique immédiate avec le lieu de résidence future de l’exploitant.

Réglementation de distance et permis de construire d’un bâtiment avicole
L’implantation d’un bâtiment d’élevage doit respecter une distance minimale de 100 mètres vis-à-vis des habitations tierces et intégrer un plan d’épandage validé.
L’instruction d’un dossier d’élevage repose sur des critères stricts définis par le Règlement Sanitaire Départemental et la législation des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). La règle fondamentale régit l’éloignement par rapport aux habitations des tiers, fixée généralement à un minimum de 100 mètres pour préserver le voisinage immédiat.
L’exploitant a déposé une demande de permis de construire pour ce bâtiment avicole après avoir vérifié la conformité des distances réglementaires avec les premières maisons d’habitation. Le cadre légal impose également la validation d’un plan d’épandage précis, garantissant que la gestion des effluents répond aux exigences de protection des sols et des nappes phréatiques de la région.
Opposition citoyenne et arguments des riverains
Une pétition de quarante-trois signatures alerte sur les nuisances d’odeurs, de bruits et sur l’impact paysager dans ce secteur rural de Bouffry.
L’annonce du projet a provoqué des réactions d’inquiétude chez les habitants des hameaux voisins de La Pontoirie. Une pétition citoyenne réunissant quarante-trois signatures a rapidement été adressée à la maire de la commune, Monique Soria, ainsi qu’à la préfecture de Loir-et-Cher pour réclamer l’arrêt de l’opération.
L’opposition au projet de poulailler à Bouffry s’articule autour de trois points majeurs liés aux nuisances de voisinage :
- Les nuisances olfactives potentielles générées par l’élevage et le stockage des déjections.
- Le risque d’impact sonore provoqué par les systèmes de ventilation et les rotations de véhicules de livraison.
- La modification de l’identité paysagère locale causée par l’implantation d’un bâtiment d’une telle envergure dans un secteur rural préservé.
Les contestataires ont tenu à souligner que la démarche ne visait pas personnellement l’exploitant agricole, mais contestait avant tout le choix de l’emplacement retenu pour ce nouvel équipement.
Dispositifs d’atténuation et dialogue local
Face à ces craintes, le porteur de projet a présenté une série d’aménagements destinés à réduire les impacts sur l’environnement. La plantation d’une haie végétale périphérique constituée de sept essences locales, dont des bouleaux, doit assurer une intégration visuelle progressive du site au fil des saisons.
Mickaël Loirat a également détaillé les protocoles sanitaires prévus pour la gestion des effluents et le respect scrupuleux du calendrier d’épandage. Afin de dépasser les appréhensions, l’exploitant a proposé aux élus et aux riverains une visite commentée de son autre site à Droué. Bien que cette offre ait été déclinée lors de la réunion, la concertation reste un enjeu déterminant pour favoriser la cohabitation entre impératifs agricoles et attentes du cadre de vie rural.
Quiz sur le projet
Quelle distance minimale sépare généralement un bâtiment avicole des premières habitations selon la réglementation ?
- 50 mètres
- 100 mètres
- 250 mètres
- 500 mètres
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100 mètres
Le Règlement Sanitaire Départemental et les règles ICPE fixent généralement la distance minimale à 100 mètres des habitations des tiers.
Quelles sont les dimensions prévues pour le bâtiment avicole au lieu-dit La Pontoirie ?
- 40 mètres sur 4 mètres
- 80 mètres sur 6 mètres
- 120 mètres sur 12 mètres
- 150 mètres sur 8 mètres
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80 mètres sur 6 mètres
Le dossier technique détaille un bâtiment mesurant 80 mètres de longueur sur 6 mètres de largeur, avec 5,25 mètres de hauteur sous faîtage.
Combien de signatures rassemble la pétition déposée par les riverains opposés au projet ?
- 18 signatures
- 43 signatures
- 85 signatures
- 120 signatures
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43 signatures
La pétition citoyenne transmise à la mairie de Bouffry et à la préfecture réunit quarante-trois signatures d'habitants locaux.
Quel aménagement paysager l'exploitant prévoit-il pour faciliter l'intégration visuelle du site ?
- Un mur antibruit en béton
- Un talus de terre recouvert d'herbe
- Une haie périphérique de sept essences locales
- Une clôture opaque en grillage renforcé
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Une haie périphérique de sept essences locales
Le projet inclut la plantation d'une haie végétale périphérique composée de sept essences locales, incluant des bouleaux.



